Le Tas de Sable - Ches Panses Vertes

Direction artistique Sylvie Baillon
Co-responsable artistique Eric Goulouzelle

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Programmation

Les résidences 2008 - 2009

Succursale 101

« Comédienne de formation,  Angélique est intriguée, fascinée par  l'illusion de la vie qui peut être jouée par les marionnettes. Elle travaille là sur un spectacle  jeune public, mais sur une chose pas facile : les expériences biologiques. »

Sylvie Baillon

Dates de résidence au Tas de Sable : du 10 au 29 août 2009
Compagnie Succursale 101 – Angélique Friant

Succursale 101

La compagnie Succursale 101 a été fondée en 2006 par Angélique Friant, comédienne issue de la Comédie de Reims et Abel Spenher, écrivain.
La dramaturgie, élément vertébral du spectacle vivant s’impose immédiatement comme vecteur de leur travail commun. Autour de cet axe de recherche, tout matériau nécessaire à la représentation peut être engagé dans la création sans souci de code théâtral sinon celui que suscite le propos initial.
C’est dans cet esprit que la compagnie souhaite explorer les disciplines qui composent actuellement la scène contemporaine et mêler, avec le souci aigu de créer une dramaturgie forte, des domaines artistiques tels que le théâtre, la danse, le masque, la musique, la marionnette et l’objet.

Le projet : Le laboratorium

Mise en scène Angélique Friant
Collaboration artistique Laurent Bazin
Création lumière Stéphane Bordonaro
Construction David Girondin Moab, Catherine Hugot, Violaine Fimbel, Angélique Friant

Avec :
Violaine Fimbel
Audrey Bonnefoy
(Distribution en cours)

Le laboratorium est un spectacle jeune public entraînant le spectateur dans le laboratoire secret d’un savant dont la folie n’est vraisemblablement plus discutable.
Le personnage du professeur est inspiré des figures de savants fous de nos histoires de jeunesse, mais aussi de grands dictateurs de l’Histoire.
Les animaux de laboratoires, personnages récurrents de ce spectacle sont prisonniers d’une force supérieure, celle du professeur, qui les nourrit mais les laisse enfermés dans une cage, leur injectant des solutions, expérimentant sur eux de nouveaux remèdes inefficaces. Crameur, assistant timide et dévoué se trouve malgré lui emporté dans cette histoire. Mais qui pourra lui venir en aide lorsque le dernier boulon du Professeur aura définitivement sauté ?
Dans une scénographie faite d’éléments composites, de livres, de grimoires, où les mixtures dans les tubes à essais mijotent, le cerveau de l’éminente maman du Professeur rumine dans son bocal de formol.

Note d’intention de mise en scène :

« Tout gravite autour du personnage du savant, le professeur Illman. Il dirige une recherche dont il garde le secret et grâce à laquelle il semble persuadé qu’il peut sauver le monde. Cette recherche engage beaucoup de monde avec lui. Et notamment des rats de laboratoire, régulièrement utilisés et sacrifiés dans ses expériences très pointues pour ne pas dire tordues.
Dans ses décisions, Illman s’en remet souvent à sa mère, dont le cerveau vraisemblablement encore en activité est conservé et parfois réactivé depuis le laboratoire, dans un bocal de formol.
Il y a là aussi un disciple du professeur, Crameur, qui craint de plus en plus pour la santé mentale du savant. Et cette crainte est renforcée depuis que le professeur projette d’experimenter sous peu ses trouvailles biotechnologiques sur un cobaye humain. Il est entendu que Crameur sera le cobaye en question.
Les rats eux aussi commencent à envisager une révolte, conscient du danger imminent qui les guette. Chaque nuit est l’occasion pour eux de fomenter leur évasion…
Dans ce spectacle, le savant est à la fois le symbole de la connaissance scientifique sans cesse croissante et celui de la perversion du pouvoir et de la certitude. Jusqu’où le chef, le capitaine du bateau peut il entraîner son équipage et sur quelles certitudes va t’il se baser au point de sacrifier ses « troupes ». Ces certitudes ne sont fondées sur rien d’autres que la foi qu’il a en sa quête.
En l’occurrence sa connaissance le place au dessus des autres hommes mais son dogmatisme et ses certitudes le place en dessous, aveuglé qu’il est par la folie qui le gagne.
Cette folie est banale, c’est celle qui nous laisse croire que nous sommes meilleur que l’autre et que nous pouvons et devons lui apporter le bonheur, le progrès, peut-être même une forme de rédemption. »

Angélique Friant

Le spectacle est subventionné par le Conseil Régional de Champagne-Ardenne / ORCCA et le Conseil Général de la Marne.
Avec le soutien du Salmanazar, scène de création et de diffusion d’Epernay, de Méli-môme, festival Jeune public de Reims et du Tas de Sable – Ches Panses Vertes (80).