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« Yngvild est de la même promotion que Sarah Lascar et Pierre Tual. Elle propose un théâtre exigeant, minimaliste sur un sujet difficile aussi, les douleurs fantômes. Le spectacle sera créé en Norvège puis ensuite en France. Le jardin des jeunes artistes aujourd’hui est l’Europe. Et le Tas de Sable est inscrit dans ce jardin. »
Sylvie Baillon
Dates de résidence au Tas de Sable : du 4 au 29 novembre 2010
Présentation du travail : lundi 22 novembre 2010 à 18h30
Après des études de musique, danse et art dramatique au lycée, puis un diplôme de couture, Yngvild Aspeli vient en France pour se former au métier de comédienne à l’Ecole Internationale de Théâtre Jacques Lecoq. Elle continue sa formation à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette de Charleville- Mézières pendant trois ans et obtient son diplôme avec distinction en juin 2008.
Depuis, elle fabrique des masques et des marionnettes pour plusieurs spectacles en France, en Norvège et en Angleterre. Elle travaille aussi comme clown et comédienne avec la compagnie anglaise Jammy Voo Theatre, sur un spectacle d’Alain Gautré (Capharnaüm), avec Sylvie Baillon et la compagnie Ches Panses Vertes (Et Cependant). Elle s’investit également dans la création du collectif Le Grand Réservoir.
Avec Signaux, Yngvild Aspeli prend la place de metteur en scène pour la première fois, poursuivant une recherche exigeante sur la relation entre acteur et marionnette, image et mouvement.
D´après une nouvelle de Fantomsmerter de Bjarte Breiteig
Mise en scène : Yngvild Aspeli
Acteurs-marionnettistes : Pierre Tual, Laura Sillanpää et Yngvild Aspeli
Scénographe et régisseur : Guillaume Hunout
Solo guitare : Jørn Erik Ahlsen
Aide à la mise en scène : Pascale Blaison et Paola Rizza
Création : du 26 au 29 avril au Papirhuset Teater à Tønsberg, Norvège
Un homme a perdu une main dans un accident. Chaque nuit, il est hanté par les douleurs irrationnelles qu’il ressent dans cette partie de son corps qui n’existe plus. Ces mêmes nuits, une femme erre toute seule dans la rue.
Des histoires de pertes et de manques sont ainsi mises en écho dans cette pièce pour marionnettes, dessins et acteurs. Le phénomène médical de la douleur fantôme y est posé face à l’histoire ordinaire de gens qui ont perdu quelqu’un ou quelque chose d’important dans leur vie. Les douleurs fantômes d´une personne amputée d`un membre et qui ressent encore sa présence permettent de donner une forme concrète pour aborder l´impalpable thème du «manque».
La pièce est conçue d’après une nouvelle tirée du livre de l’auteur norvégien Bjarte Breiteg : Fantomsmerter (1998). Bjarte Breiteig est un des jeunes écrivains les plus prometteurs en Norvège. Pour ses trois recueils de nouvelles particulièrement appréciés par la critique, il a reçu plusieurs prix. Il est également directeur du conseil littéraire de l’association des écrivains norvégiens.
Ce spectacle a été créé dans le cadre des projets de diplôme à l´Ecole Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette à Charleville-Mézières en juin 2008. Yngvild Aspeli souhaite recréer Signaux en cette saison pour en faire une version longue en utilisant d'autres histoires écrites par Bjarte Breiteig, centrées sur les thématiques de la présence et de l'absence. L’équipe profitera donc de la résidence de trois semaines au Tas de Sable – Ches Panses Vertes pour commencer ce travail de création.
Production : Compagnie Narcisse Théâtre. Avec le soutien de l`Institut International de la Marionnette, le Tas de Sable - Ches Panses Vertes et Kattas Figurteater Ensamble (Norvège) / Photos : Christophe Loiseau.